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Entretiens

 Jean-louis Omer fondateur de Force Française répond à nos questions.

PREMIER ENTRETIEN

Pourquoi Force Française aujourd’hui, et pourquoi ce nouveau mouvement, que peut-il apporter ?

D’abord parce qu’il n’existe pas de vrai parti nationaliste en France. C’est à dire un mouvement politique qui pose clairement la nation ou le fait national comme fait premier de société.

Nous ne nous reconnaissons pas dans les mouvements nationaux comme le Front National de M. Le Pen, le Mouvement National Républicain de M. Mégret ou le MPF de M. de Villiers.

Nous pensons que ces mouvements politiques ont abusé pendant trop longtemps les électeurs et les militants patriotes. Pour ma part, je vais plus loin, je pense qu’ils représentent un obstacle. Ils sont là pour faire abcès de fixation et détourner les attentes légitimes des français, de ceux qui défendent depuis des années la France française. Je les tiens pour des partis poujadistes " décorporatisés ", assujettis au système… Je n’ai rien contre le poujadisme qui a eu probablement son heure de gloire, mais il ne représente en rien le combat nationaliste ni mon combat.

Pour prendre un exemple, il me paraît proprement ahurissant qu’en 55 ans de vie politique au plus haut niveau, un politicien comme M. Le Pen n’ait pas réussi à imposer la famille politique qu’il prétend représenter, ni à la faire respecter par l’établissement…

Vous êtes vous-mêmes un ancien du FN. Qu’avez-vous retiré de votre passage ?

Nous sommes en effet très nombreux, anciens du Front National. Pour nous, ce mouvement représente tout ce que nous ne voulons plus voir ni entendre aujourd’hui. Le FN est mort en 1998. La seule chose que je peux dire à ce sujet, c’est qu’il en résulte une situation qui nous complique terriblement l’existence. En effet, quand on passe derrières les autres, après l’effondrement récurrent du Front national, et toutes les tentatives avortées ou échecs connues depuis la Libération (et en 60 ans, il y en a eu des mouvements dits " nationalistes " !) la crédibilité de toute initiative en prend un sérieux coup. De plus, la stratégie de diabolisation, que le Pen n’a jamais réellement combattue, sauf à jouer les victimes complaisantes, a mis notre famille politique dans une situation épouvantable. Résultat, aujourd’hui, on a un mal fou à décider les gens, parfois des amis ; ils se montrent réticents à toutes nouvelles tentatives ; c’est le sempiternel " J’ai donné " ou " Je n’y crois plus ". Chat échaudé… La situation est bloquée ;  Le Pen a discrédité notre mouvance politique à un tel point que, derrière lui, plus personne n’ose plus rien. La diabolisation, nous la payons cher !

A quoi peut-on attribuer cette espèce d’impuissance génétique qui semble affecter les mouvements identitaires ou nationalistes à exister durablement ?

J’avoue que j’ai du mal à l’expliquer… Probablement est-ce dû, d’abord, à la dispersion de notre famille politique en une multitude de mini-chapelles, chacun ayant ses raisons légitimes de mener son combat, et de le justifier en disant qu’il entretient la flamme ou qu’il défend " ses " valeurs. A la différence des socialo-communistes, nous ne faisons pas " table rase du passé ". Il y a aussi des rigidités, des crispations groupusculaires, qui nuisent au but réel qui est d’abord de défendre la France en tant que patrie. Je crois surtout, pour en rester au plan strictement politique, qu’aucun mouvement dit nationaliste ne s’est réellement donné la peine de dégager une doctrine de base réfléchie suffisamment convaincante pour entraîner, hors les gesticulations électoralistes, les militants et les électeurs... C’est se vide que j’ai tenté de combler en rédigeant la Trilogie, tout en sachant son insuffisance et que les remèdes miracles n’existent pas... Le temps des idéologies et des théories toutes faites est terminé. L’humanité a assez donné dans ce genre de catastrophes. Mon œuvre ne peut être, ne peut se comprendre, que comme une base de réflexion, un travail foncier d’approche et de prospective.

Vous comptez créer un rassemblement ?

Non. Je lis partout dans notre presse nationale : rassemblons… rassemblons… Qu’est-ce que cela veut dire rassembler ? Quelque temps avant cette interview, j’étais invité à un repas de 10 personnes ; il y avait trois religions différentes, et autant de centres d’intérêts politiques que de convives… et pourtant tous étaient de bons patriotes, de bons Français. Je pense que c’est à chacun de prendre ses responsabilités. Je ne suis pas contre les chapelles, mais l’église passe avant les chapelles ; chacun sait que sans l’église, il y a autant de chapelles que de paroissiens. Toute adhésion doit être un acte individuel responsable.

Quels sont les objectifs immédiats de FF ?

Dans un premier temps, le but de FF est de planter la graine, de se développer et de s’implanter localement. Au fur et à mesure, nous verrons si nous pouvons ponctuellement nous positionner pour des élections à venir. Cela se fera au cas par cas et selon les candidats disponibles. Au fil du temps et de notre expansion nous mèneront des actions ponctuelles à très haute valeur symbolique : par exemple, la création d’une journée Blanche le jour de la fête des Mères, en hommage aux enfants victimes de l’avortement depuis l’application de la Loi Veil. Il faut avoir à l’esprit, que le problème de l’avortement va bien plus loin qu’une atteinte à la vie humaine ; il touche à l’essence même de la Nation. Une journée noire aussi : le 14 juillet sur lequel il y aurait beaucoup à dire ; mais là, il est plus difficile de mobiliser les gens au moment des vacances, et les vacances, dans notre société effrénée, elles sont sacrées et nécessaires… Je pense également à un salon de l’agriculture paysanne, un contre salon pour dénoncer le Salon annuel de l’agriculture, fausse vitrine du monde paysan mais véritable show de l’agriculture productiviste, où toutes les têtes à claques de la politique spectacle viennent faire leur show personnel, alors qu’ils se fichent pas mal de l’agriculture, encore plus de ce qu’il reste des paysans, n’y pensent qu’un jour par an, et qu’il n’y a plus de voix à récupérer chez les agriculteurs ; je reste sur l’image de Chirac se faisant applaudir lors de son dernier tour de piste au salon, Chirac l’ami des paysans, celui qui se faisait élire par eux, alors qu’il a été de ceux qui ont le plus largement contribué à leur liquidation… Et ils l’ovationnent !

Je n’irai pas plus avant dans l’énumération : de toute façon les combats nationalistes sont classiques ; de plus, je n’ai pas l’intention de dévoiler toutes mes idées pour l’instant, parce que je n’ai pas envie de les retrouver chez d’autres. Enfin, il y a l’activité normale de tout mouvement politique qui réagit en fonction de l’actualité quotidienne.

Est-ce que vous prévoyez d’organiser un congrès fondateur ?

Tant que Force Française n’aura pas atteint un certain nombre d’adhérents, ce n’est pas d’actualité ; il faut éviter les frais non nécessaires… Prudence sur les grand-messes. Dès que le quota sera atteint, nous prendrons la décision.

 

 

DEUXIÈME ENTRETIEN

 

Jean-Louis Omer, vous êtes l’auteur de L’Antirépublique. Vous êtes antirépublicain ?

Je le dis et je l’écris.

Vous savez qu’il n’y a pas de place dans la République pour les antirépublicains ?

Les royalistes étant antirépublicains, il n’y a pas de place pour eux non plus. Jusqu’à preuve du contraire, on ne les a pas interdits. D’autre part, je ne suis pas républicain, mais je suis démocrate. Les républicains, qui ne cessent d’avoir le mot " démocratie " à la bouche et en rêvent la nuit, doivent donc se dire heureux de trouver en ma personne un démocrate authentique, plus vrai que vrai, comme eux ne le seront probablement jamais.

Qu’est-ce que c’est être antirépublicain, aujourd’hui ?

Vous me demandez de réciter le livre en question… Pour répondre court, la République abusivement dite française, c’est le mensonge historique total et global depuis deux siècles, depuis la Révolution française. C’est l’expression de cette bourgeoisie odieuse, exécrable, issue des Lumières, qui a confisqué le pouvoir dans le pays, non pas pour combattre soi-disant l’Ancien Régime, mais pour s’emparer du pays, un point c’est tout. Elle domine la France depuis ces deux siècles ; c’est l’expression affreusement et terriblement matérialiste de la trilogie républicaine : socialisme, communisme, libéralisme, — trilogie fatidique qui est en train aujourd’hui de produire ses ultimes effets dévastateurs…

Plus concrètement, que voulez-vous dire ?

Eh ! bien, qu’on en est arrivé à ce que veulent, ce que cherchent les républicains, ce qui est l’aboutissement final du combat incessant qu’ils mènent depuis 1789 — plus précisément que mènent les Jacobins depuis 1792 : détruire la France historique, la France d’origine, détruire son peuple, détruire son âme, son esprit, détruire sa culture, détruire son économie, détruire sa civilisation… Nous y arrivons ; la France va disparaître comme entité France ; le processus est déjà bien entamé. On est en train de la dépecer de part en part, de liquider tout ce qui est spécifiquement français, national, afin d’introduire une coupure irrévocable et irréversible entre le passé de la France et l’espace cosmopolite ouvert à tous les vents mauvais, que l’on est en train de mettre en place et dont je ne sais pas trop ce que sera le nom, mais dont on sait que ce jour là, ce qui reste des Français ne s’appartiendra plus. Vous noterez que c’est dans ce contexte que s’insère le combat de Force Française, un combat politique qui justifie hautement son existence.

Pensez-vous que les Français sont conscients de cette situation ? Et s’ils en sont conscients, ont-ils la volonté de réagir ?

Les Français sont intoxiqués, drogués, gavés, stonés, dépressifs, névrosés, manipulés, malades de tout… De sous-culture audiovisuelle, de mauvaise bouffe, de pollution, de médicaments, de travail qui n’en est plus : regardez le nombre de fonctionnaires dans ce pays, la floraison des activités de services et des fonctions administratives… En plus, ils sont complètement coupés de la nature… Les Français sont devenus des consommateurs, des colonies de thermites conditionnées pour transformer de la matière : le comble du matérialisme ; beaucoup de nos compatriotes ne vivent plus qu’en fonction de ce que l’État ou la société peut leur apporter, et non de ce qu’ils doivent à eux-mêmes. Quant à savoir s’ils en sont conscients et s’ils ont la volonté de réagir, il faudrait d’abord qu’ils sachent qui ils sont et s’ils ont encore un pays. On ne les a pas instruits ni éduqués dans ce sens. En définitive, ils sont troublés et consomment pour n’avoir pas à soulever de questions qui leur pose des cas de conscience difficiles à résoudre. Surtout quand ils n’ont plus de repères moraux ni spirituels. Alors, ils consomment ; consommer rassure et occupe à la fois l’estomac et le cerveau…

Dans votre livre Pour un avenir de la nation, vous racontez la Parabole du château qui montre que la République, ce sont les domestiques qui se sont emparés du château, puis se sont retournés contre le village et l’ont mis en coupe réglée. Cette parabole est toujours d’actualité ?

Plus que jamais. Tout le malheur de la France vient de là : nous sommes gouvernés par des domestiques qui n’ont pas su rester à leurs places ; des domestiques qui se sont appuyé sur la faune des bas quartiers pour commettre leur forfait. C’est la raison pour laquelle je souhaite donner la parole au village, lequel est aujourd’hui complètement réduit au silence ; et c’est pour cela aussi que j’ai introduit le principe du référendum d’initiative populaire dans le projet politique de Force Française…

Vous ne reconnaissez aucun avantage à la République ?

Aucun… Je rappelle que ces prétendus républicains qui promettaient la paix, la justice, la fraternité, l’égalité, ont fait tuer des millions de français au cours des guerres qui se sont déroulées sous la bannière républicaine ; et en politique, ils ont volontairement divisé et opposé les Français pour les soumettre au système : drôle de fraternité ; d’autre part, le progressisme égalitaire de gauche qui est à la base du système républicain, n’a jamais eu pour autre objet que de fabriquer des fonctionnaires en masse et des assistés redevables de l’État qui forment les bataillons serrés des éternels quémandeurs et des piétonniers professionnels de la grève… Je ne vois pas le prétendu progrès des " Lumières "… Je vois beaucoup d’obscurité et beaucoup de fange. Soyons clairs, la République (invention anglo-saxonne, je le précise) n’a rien apporté à la France, ni à l’humanité ; elle lui a apporté beaucoup de malheur et ce n’est pas fini.

Donc on peut dire que vous êtes démocrate ?

Démocrate. C’est tout et c’est beaucoup.

Élargissons la réflexion. Nous vivons en interaction dans un monde surpeuplé et surindustrialisé. Quel sont les positions de Force Française en matière internationale ?

D’abord je ne vous surprendrai pas en vous disant que nous sommes antimondialistes, c’est-à-dire contre le Nouvel Ordre Mondial ; autrement dit, contre le mondialisme ultralibéral autant que contre le mondialisme de l’altermondialisme, celui-ci n’étant qu’une des innombrables variantes du communisme à la recherche d’un nouveau souffle… Je ne serais pas étonné que les puissants qui contrôlent le monde financent en sous-main les officines altermondialistes comme ils l’ont toujours fait pour le communisme. Il y a aussi la poussée de l’islam, qui n’est pas une conquête comme l’a été le christianisme, mais le déploiement d’un totalitarisme théocratique qui s’impose, comme il l’a toujours fait, par la violence déclarée ou latente… Aujourd’hui, il peut compter sur une force de soutien extraordinaire : l’argent du pétrole. Mais l’avenir se voit aussi à travers les problèmes énergétiques que vont rencontrer tous les pays du monde, ceux liés aux approvisionnements de matières premières, etc. Il y a la place que prendront la Chine, l’Inde et nombre de pays émergents qui n’ont qu’une envie : imiter l’Occident dans ce qu’il a de plus détestable. Enfin, au-dessus de tout, il y a ce qui me paraît le plus grave : l’idéologie anglo-saxonne…

L’idéologie anglo-saxonne ?… Que voulez-vous voulez dire ?

Jusqu’à la chute du Mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, l’Amérique protectrice de la liberté a pu faire illusion. Aujourd’hui, c’est fini. L’empire américain montre son vrai visage ; derrière le masque de la liberté, il ne cache plus sa volonté de dominer le monde. Mais cette volonté hégémonique qui veut imiter l’Empire romain et imposer la pax americana comme celui-ci a imposé la pax romana, reste un rêve inaccessible, car il n’y a rien de comparable, et en plus, l’aventure s’est mal terminée pour Rome. Mais les romains ont laissé derrière eux, une civilisation. Les Américains ne laissent rien derrière eux, sinon les décombres d’une civilisation pourrie par l’argent. On connaît l’antienne des Bush : Le niveau de vie des Américains n’est pas négociable. Crève l’humanité pourvu que l’Amérique vive… C’est le règne de l’argent pour l’argent, et c’est tout. Les Américains n’ont qu’une obsession : faire un hold-up sur la Terre entière.

On nous a toujours présenté l’Amérique — elle s’est présentée elle-même ainsi — comme le Nouveau Monde. Il n’y a jamais eu de Nouveau monde, c’est une pure fantasmagorie, un énorme mensonge ; il n’y qu’un monde très vieux, celui de la supercherie et de la filouterie. Les États-Unis ont été fondés par des protestants, des francs-maçons voire des Juifs, s’appuyant sur les horreurs de l’Ancien Testament (je parle de la lecture littérale de l’A.T.). Ce pays a attiré sans doute des pionniers respectables, mais il a surtout attiré à lui une faune de malfrats de toutes origines, prêts à tout pour s’enrichir, pour faire fortune par tous les moyens, et des masses d’illuminés venus refaire le monde à leur main. Résultat, les Wasp, en voie de disparition ethnique d’ailleurs, sont le résultat d’un mélange génétique de gangsters et de puritains pour le moins détonant. C’est amusant au cinéma, ce l’est moins dans la réalité. Et la réalité, elle est dans la politique extérieure agressive des États-Unis envers les États qui ne marchent pas selon les intérêts de Washington. Ce n’est pas d’aujourd’hui. Car le monde entier doit être subordonné aux intérêts vitaux des États-Unis. Si l’on veut bien regarder objectivement la réalité, les États-Unis reposent actuellement sur quatre piliers : Hollywood pour la propagande et la bonne conscience américaine ; les banques et la finance pour le nerf de la guerre ; le complexe militaro-industriel pour montrer les muscles ; la CIA pour flanquer la pétaudière partout dans le monde, sous toutes les latitudes (les terroristes, ce sont les autres)…

Vous faites de l’antiaméricanisme primaire ?

Cela ne veut rien dire. On ne peut pas être l’ennemi d’un peuple. Je le répète toujours, et chez nous à FF nous en faisons une devise : Respect du peuple français exigé, solidarité fraternelle avec tous les peuples du monde. Mais être solidaire avec les peuples ne signifie pas être solidaire avec les États ni avec les idéologies. Je n’ai rien à priori contre le peuple américain, et je reste persuadé que nombreux seraient les Américains approuvant mes propos. D’ailleurs, détacher les États des peuples, permet de conserver une certaine liberté de critique à leur égard. Je n’ai rien à priori contre les peuples arabes, mais je suis contre l’islam qui est plus une théocratie sectaire qu’une religion au sens où nous l’entendons en Occident. Il n’y a aucune comparaison possible entre Jésus et Mahomet. De même l’idéologie anglo-saxonne dans ses aspects les plus détestables, sévit aussi dans les pays de l’Europe du Nord, la Grande-Bretagne et sa fausse liberté qui lui retombe régulièrement sur le nez ; la Scandinavie, pays des fiers Vikings, tombés dans une telle décadence morale et humaine qu’ils ne font même plus de différence entre un homme et une femme ; quant à la Hollande, mieux vaut ne pas en parler : je me demande si ce pays n’est pas devenu la honte de l’humanité. Voilà ce que j’appelle en termes rapides l’idéologie anglo-saxonne…

La solution pour résister à cette domination anglo-saxonne et surtout américaine ?

Une Europe des peuples et des patries, tout simplement, avec un glacis slave, un glacis germanique, un glacis latin, par exemple. Quoi de plus simple à envisager ? Quoi de plus respectueux des hommes et des peuples ?

Que pensez-vous de l’extension récente de l’espace de Schengen à l’ensemble de l'E.U. ?

C’est la trahison absolue des élus, de ceux qui sont censés représenter le peuple français et qui, je l’ai abondamment démontré, ne représentent rien du tout, sinon le Nouvel Ordre Mondial en action. les occasions d’en reparler ne manqueront pas.

Une dernière question. Vous êtes écrivain, philosophe, polémiste… Pouvez-vous nous donner votre profil ?

Rien de bien extraordinaire… Je suis d’origine modeste, et si je devais me définir, je dirais que j’appartiens à la catégorie des guerriers paysans, si elle existe… Mieux, j’aurais une certaine tendance à m’identifier à la fameuse trinité des trois ordres qui ont dominé l’ancienne France durant plus de mille ans : le prêtre, le guerrier, le paysan. Ces trois représentations symboliques du peuple français qui nous viennent du fond des âges, cohabitent en moi et se manifestent concomitamment ; ce n’est d’ailleurs pas toujours facile à vivre ; j’appréhende cette trinité comme la synthèse authentique de l’homme occidental. Quant à l’homme moderne, il me donne envie de vomir… Non point que je rejette formellement tout progrès technique, ce qui est autre chose, mais tout ce qu’il évoque mentalement comme décadence et comme dégénérescence de l’espèce humaine… On dit que la nature est aristocratique, car elle sélectionne les meilleurs, et la sanction est sans appel : il n’y a pas de place pour les faibles, les inutiles, les pervers ; la nature tire toujours vers le haut ; il y a longtemps qu’il n’y a plus d’aristocratie chez les hommes, cela se voit et cela se sent, au sens olfactif : l’homme moderne, par sa mentalité décadente, exhale des odeurs de mort-vivant en sursis ; il ne voit rien, n’entend rien, ne sent rien, ne pressent rien, ni autour de lui, ni ailleurs…

Pour le reste, je mène le combat politique que je crois le bon…

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