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In memoriam



               

 

Afin de rendre hommage à sa mémoire et de ne pas l’oublier dans nos cœur, FF a décidé de laisser brûler la flamme du souvenir durant une année complète, jusqu’au premier anniversaire de la mort, le 25 novembre 2008, de celle qui a été victime, une parmi d’autres, de la déroute d’une certaine civilisation qu’on impose au peuple français à son corps défendant, parfois à son corps sacrifié.

Elle avait 23 ans. Le bras de Dieu n’a pas arrêté la main de son bourreau, la main criminelle qui l’a sauvagement transpercée d’une trentaine de coups de couteau, dont un coup mortel porté en plein cœur ; devant l’outrage, elle s’est rebellée ; elle a refusé l’inéluctable flétrissure : certains affirment que si elle n’avait pas résisté, elle ne serait pas morte ; ce que ne comprennent pas certains, c’est que parfois l’honneur et la dignité de l’être humain valent le prix de sa vie. C’est irrépressible. Lucrèce n’a pas supporté d’être violée par Tarquin : elle s’est suicidée ; sainte Lucie a dit à son persécuteur, Pascasius, qui voulait la livrer à la débauche : " Le corps n’est corrompu qu’autant que le cœur y consent ; si tu me fais violer malgré moi, je gagnerai la couronne de la chasteté ". D’après ce que l’on peut savoir, la jeune fille a lutté et s’est défendue bravement, infligeant à son agresseur une blessure à l’artère fémorale assez profonde pour qu’il soit rapidement repéré par les autorités. L’ancienne cheftaine a montré que son passage chez les Scouts d’Europe n’a pas été vain ; il n’a pas été cependant suffisant pour lui sauver la vie.

C’est ainsi que le destin d’Anne-Lorraine a brutalement basculé dans l’horreur sur la ligne du RER D, en ce triste dimanche du 25 novembre 2007, à un mois de Noël, victime d’une tentative de viol, par un récidiviste franco-turc du nom de Thierry (sic) Dève-Oglou ; seule dans le compartiment, elle allait rejoindre son père qui l’attendait à la gare de La Borne-Blanche. Elle n’arrivera jamais.

Un tel carnage qui tue l’innocence, qu’il soit commis par n’importe qui et quelle qu’en soit la victime, mérite la réprobation unanime et la punition exemplaire. Mais dans le cas d’Anne-Lorraine, il prend une signification particulière en raison du milieu familial de la jeune fille, mais aussi parce que dans le même temps, non loin de là et à quelques heures, la ville de Villiers-le-Bel allait s’embraser dans une flambée de violence, suite à la mort de deux Jeunes des cités, tués sur leur mini-moto après une collision avec une voiture de police.

Le télescopage des événements, si l’on peut dire, va faire que l’assassinat d’Anne-Lorraine passera quasiment inaperçu, et que toute la presse (sauf la presse de droite) va se polariser sur la mort des deux adolescents, Moushin et Lamiri, devenus des héros posthumes dans leurs quartiers. Certes, les journaux ne pouvaient pas faire moins que d’évoquer le drame d’Anne-Lorraine, comme un fait divers atroce, mais somme toute classique et finalement sans grande importance… Tandis que les petits jeunes de banlieue… ils vont occuper la une des journaux au moins une semaine durant. Et dans la phratrie, on fera ce qu’il faut pour tenir en haleine les journalistes qui adorent les trains qui déraillent.

Visage épanoui, regard volontaire, Anne-Lorraine donnait le sentiment d’une jeune fille énergique, pleine d’enthousiasme, bien ancrée dans le monde, nourrie des principes d’une solide éducation reçue à l’école de la Légion d’honneur et dans une famille de militaires ; la pratique du scoutisme semblait lui avoir communiqué le goût de la vie saine autant qu’une immense joie de vivre. Elle avait fait ses études à l’école de la Légion d’honneur, était passée par Sciences po, et poursuivait des études de journalisme ; cela lui avait valu de faire un stage à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles et à Radio Notre-Dame. Profondément croyante, elle était fidèle à sa foi et fréquentait assidûment les milieux catholiques au sein desquels elle était active. En somme, le " profil " (comme on dit aujourd’hui) de la jeune fille, résumait à lui seul tout ce qui révulse les journalistes de gauche ; et comme l’écrasante majorité des journalistes " français " sont de gauche, l’affaire de Villiers-le-Bel tombait à pic pour détourner l’attention du public et faire oublier le drame du RER D, ainsi que son " héroïne " tragique.

C’est à la fois le drame d’Anne-Lorraine et l’ensemble du contexte dans lequel il s’est déroulé qui nous a poussé à FF à créer cette page d’hommage dédiée aux victimes, à TOUTES les victimes de ce que nous appelons le SYSTÉME IMMIGRATION, petites ou grandes qui sont des centaines par an. Jean-Louis Omer explique ci-dessous notre décision en répondant à un passage de l’article d’une journaliste du Monde.

Pour nous, mouvement politique français d’action et de réflexion, nous nous devons de défendre nos compatriotes chaque fois qu’ils sont en périls ou agressés, et de les défendre contre les vrais coupables du mal qui depuis plus de trente ans s’est abattu sur notre société : les politiciens républicains, les vrais responsables de cette situation. Il faudra bien un jour faire le bilan de ce que coûte en vies humaines, ce que nous appelons le système immigration, les agressions multiples, qui vont de la simple arnaque au crime le plus abominable. On se doute qu’il ne nous est pas possible de tenir une telle comptabilité.

Mais de nos petits moyens, et de toute notre forte détermination, nous y aiderons.

 


 

QUI A TUÉ ANNE-LORRAINE ?

 

D’ordinaire, je n’aurais pas réagi à l’article de ce quotidien de gauche ; pour cette raison que si je devais réagir à tous les articles des journaux de la presse de gauche, il me faudrait Internet à moi tout seul. Ce qui m’a scandalisé dans cette triste affaire, c’est la conclusion de l’article du Monde consacré à l’agression mortelle de la malheureuse Anne-Lorraine. Déjà le titre de l’article annonce le contenu de ce brouet journalistique : Rencontre mortelle dans le RER D, comme s’il s’agissait d’un thriller à couper le souffle… La suite ne dément pas le titre. C’est une promenade sinistre dans le train de banlieue où l’on voit des personnages en scène, avec une introduction, un développement, une conclusion et une mise en décors en bonne et due forme. Le tout rédigé style nouille, niveau brevet élémentaire. Car l’auteur est une femme, Raphaëlle Baqué ; elle nous délivre cette prose terne et sans vie, où ne transparaît nulle étincelle d’émotion, ni en solidarité féminine, ni en solidarité confraternelle, puisque la victime était une future consœur de la journaliste. Qu’elle se rassure, nous n’aurions pas été jusqu’à lui demander de partager les idéaux d’Anne-Lorraine.

On sent que la journaliste a évacué une corvée imposée par la rédaction du quotidien de " référence ". Compte tenu de tout ce que pouvait représenter la victime, tendance catho-chico (pas trop tradi précise la journaliste ; là aussi, on sent que si la jeune fille avait été vraiment tradi, la dame n’aurait pas eu le courage de rédiger sa nécro et se serait contentée de résumer : " Une de moins "), on se doute que personne ne s’est précipité au journal pour relater l’événement. On ne pouvait l’éviter non plus.

Mais un article du quotidien de " référence " (souvenez-vous, le modèle d’autogestion que le monde entier nous enviait jadis, aujourd’hui plus du tout), ne serait pas un article du Monde si, en conclusion, la dame en question n’en avait profité pour glisser subrepticement l’habituel crachouillis contre l’extrême droite.

Sur Internet, le visage de la jeune fille catholique résistant à son violeur devient un symbole. Des sites d’extrême droite font d’Anne-Lorraine la victime d’un ‘‘délinquant immigré’’. Dans son bureau des Invalides, le colonel X (1) en est accablé : ‘‘Ma fille aurait détesté ce genre d’amalgame. Cet homme est d’abord un détraqué.’’ ", écrit la mondolienne de service. Voyons ce qu’il en est.

  1. Elle nous dit : " Des sites d’extrême droite font d’Anne-Lorraine la victime d’un ‘‘délinquant immigré’’ ". Question : où est le problème puisque c’est un constat de fait ? Il aurait fallu en faire la victime d’un " délinquant français de souche " pour rassurer la dame et ne pas faire d’amalgame entre ce délicat personnage et l’immigration ?…
  2. Elle appelle à la rescousse le père de la victime, " accablé " (accablé par la mort de sa fille ou accablé parce que les sites d’extrême droite ont dit la vérité ?), qui confirme : " Ma fille aurait détesté ce genre d’amalgame " ; sous entendu : elle n’aurait pas mélangé les torchons d’extrême droite avec les serviettes propres de gauche. On sait toujours vers qui est dirigé l’expression " extrême droite ".

Pour ce qu’on peut en savoir, le père de la victime occupe des responsabilités importantes au sein de l’armée, dans le domaine de la communication. Ce qui veut dire qu’il sait ce qu’est un journaliste, qu’il sait ce qu’est un journaliste de gauche ; en tant que militaire, haut gradé, fonctionnaire, il ne pouvait faire autrement que de se soumettre à l’idéologie dominante ; en bonne missionnaire du système, Mme Baqué lui a suggéré la réponse qu’elle attendait de lui ; il la lui a servie sur un plateau. Mais est-ce que c’était réellement le fond de sa pensée ? Pour avoir lu un article en co-rédaction de sa stagiaire journaliste de fille, je n’ai pas le sentiment que celle-ci aurait vraiment " détesté ce genre d’amalgame "

Mais elle n’est plus là pour nous dire sa vérité ; paix à son âme de martyre ; que Dieu l’accueille dans le paradis des anges et des êtres innocents, où elle se retrouvera en bonne compagnie, je n’en doute pas, avec tant d’autres victimes sacrifiées à la chiennerie humaine…

Je m’incline devant la douleur et les larmes des membres de la famille ; mais si le souvenir d’Anne-Lorraine leur appartient, sa mémoire est devenue publique ; elle ne leur appartient plus tout à fait. Ce qui m’amène à m’interroger à haute voix, à poser la vraie question, la question de fond : QUI A TUÉ ANNE-LORRAINE ?

J’ai envie de répondre sur l’instant : vous, Madame Baqué…

Je veux dire, vous les journalistes de gauche, vous les journalistes du Monde, de Libération, de l’Humanité, du Nouvel-Observateur, de la presse quotidienne régionale, pour ne m’en tenir qu’à la presse écrite — on peut y inclure la presse radiotélévisée dans son ensemble —, qui avez, depuis plus de quarante ans, soutenus, encouragés, parfois jusqu’à l’hystérie, j’en ai la preuve, l’installation, puis la montée en puissance de l’immigration en France, portes grandes ouvertes, frontières arrachées et jetées dans les poubelles de l’histoire ; vous avez soutenu les politiques les plus aberrantes, les plus contraires à l’honneur français, à l’honneur de notre peuple, de notre nation ; vous avez approuvé la mise en place, puis soutenu l’édification du SYSTÈME IMMIGRATION ; vous l’avez espéré, vous l’avez insinué dans l’esprit des gens, en les matraquant à longueur de journée, en les culpabilisant à outrance, en leur faisant peur si nécessaire, en les diabolisant avec toute l’énergie satanique dont vous êtes capables contre vos propres compatriotes ; vous avez insulté puis poussé vers les tribunaux, et d’ailleurs sans prendre le moindre risque pour vous-mêmes parce que trop lâches, ceux qui ont combattu l’immigration, ceux qui ont crié et qui continuent de crier, de hurler casse-cou…

Vous vous affirmez journalistes, alors que vous n’êtes que des larbins de plume exécuteurs des basses œuvres de l’idéologie mondialiste, à la solde des puissances d’argent que vous faites semblant de combattre par ailleurs ; vous vous prétendez proches du petit peuple, alors que toute votre démarche d’intellectuels de gauche, tous vos écrits, transpirent votre aliénation au monde de l’argent et du pouvoir qui vous fascine ; et ce qui est suprêmement insupportable chez vous, c’est qu’en plus vous posez aux justiciers, alors que vous n’êtes que des procureurs stipendiés… Vous vous faites passer pour des esprits forts dressés contre les riches, mais ce sont les riches qui vous font vivre, ce sont les pontes du CAC 40 qui renflouent vos journaux ou vos radio-télés à coups de milliards et à fonds perdus, détruisant ainsi les conditions fondamentales de la liberté d’expression ; petite joie personnelle, vous vous permettez de les fustiger en les chatouillant du bout de la plume, histoire de dire qu’on ne vous la fait pas ; vous roulez des mécaniques ; ils laissent dire et boivent du petit lait en s’amusant de vos folles audaces ; ils savent qu’ils obtiendront de vous  tout ce qu’ils voudront ; ils savent que la plume posée, vous irez par-derrière leur cirer les pompes et leur brosser le revers du veston pour qu’ils assurent vos fins de mois… En fait d’êtres libres qui se veulent les défenseurs de la veuve et de l’orphelin, qui se veulent les hérauts d’une démocratie qui n’existe pas, qui n’a jamais existé, vous n’êtes que les frustrés nostalgiques de l’ordre soviétique que vous avez appelé de vos vœux durant des décennies, et que vous attendez toujours comme d’autres espèrent le Messie…

C’est vrai, ce n’est pas Thierry Dève-Oglou qui a tué Anne-Lorraine ; il n’est qu’un pauvre type, — un détraqué, comme dit justement le père de la victime ; une de ces innombrables épaves qui ont échoué en France, lui ou ses parents, attirés par les lucioles d’un hypothétique bonheur qu’on leur fait miroiter à distance, bonheur brisé qui est en train de naufrager dans la misère, une misère programmée, voulue, attendue, qui entraînera bientôt celle de tous les Français, et qui sera le chant du Cygne de l’Europe.

Oui, c’est le SYSTÈME IMMIGRATION qui a tué Anne-Lorraine, comme il tue la France à petits feux ; c’est lui qui a créé les circonstances, qui a rendu possible cette agression mortelle, scandaleuse, insupportable. Mais que cette mort ne soit pas un sacrifice vain ; qu’elle évoque comme le symbole de l’abomination, les nombreuses victimes innocentes du SYSTÈME IMMIGRATION qui sont tombées sous les coups, dans l’anonymat et l’indifférence organisés depuis le syndrome de la décolonisation ; que ces victimes, petites ou grandes, qui se comptent par milliers chaque année désormais (dans les milliers, j’inclus les larcins, les atteintes aux biens, aux personnes), et que vos journaux évacuent prestement dans les faits divers pour oublier au plus vite, sachent que leurs larmes et leur chagrin sont les nôtres, et que nous partageons la même douleur impuissante devant les constats tragiques, devant la trahison de ces gens, Français eux aussi, mais persécuteurs patentés, qu’on appelle des journalistes de gauche ; que cette ultime sacrifiée, Anne-Lorraine, la battante qui préfigurait déjà la combattante, nous agrée dans ces prières ; que de Là-haut elle nous bénisse et nous donne la force, le courage, de mener le Bon, le Juste, le Légitime combat.

Jean-Louis Omer

1. Par discrétion et parce que nous en faisons un symbole, nous ne précisons pas le nom de famille d’Anne-Lorraine.

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